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2026-09-246 min

Référentiel Qualiopi v10 : 33 indicateurs à partir du 1er novembre 2026

Le décret n° 2026-728 fait passer le référentiel Qualiopi de 32 à 33 indicateurs au 1er novembre 2026. Voici ce qui change, et comment un suivi de continuité garde une preuve par indicateur au lieu d’un dossier de captures d’écran.

Un audit Qualiopi se déroule selon le référentiel en vigueur le jour de l’audit, pas celui du dernier renouvellement de certification. C’est précisément pour ça que le décret n° 2026-728 est plus qu’une mise à jour de routine : il fait passer le référentiel de 32 à 33 indicateurs, applicable à tout audit à partir du 1er novembre 2026, et il modifie la formulation d’une douzaine d’indicateurs que la plupart des organismes pensaient déjà maîtriser.

La certification Qualiopi conditionne l’accès aux financements OPCO pour les organismes de formation français : un audit n’est donc pas une formalité qu’on peut se permettre de manquer, c’est ce qui sépare un organisme de son financement. Un changement de référentiel aussi proche d’une date d’audit est exactement le genre d’information qui passe inaperçue jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour s’y préparer.


Ce qui change réellement au 1er novembre 2026

Le nouveau référentiel — v10 — compte 33 indicateurs au total, contre 32 auparavant. L’indicateur 33 est entièrement nouveau et ne concerne que les centres de formation d’apprentis (CFA) ; tous les autres types d’organismes continuent de travailler sur 32 indicateurs, dont une douzaine ont été reformulés ou restructurés dans cette révision. Réduire « 33 indicateurs » à « une case de plus à cocher » fait passer à côté de l’essentiel : le vrai travail se trouve dans les douze qui changent, pas dans celui qui s’ajoute.

Les organismes qui ne sont pas des CFA peuvent, en principe, ignorer complètement l’indicateur 33 — mais le référentiel lui-même ne signale pas lesquels des 32 autres ont changé et lesquels n’ont pas bougé, donc « ignorer le nouveau » n’équivaut pas à « ignorer la mise à jour ».

Quel référentiel s’applique à votre audit

La règle est simple, et elle mérite d’être répétée parce qu’elle piège beaucoup d’organismes : c’est la date de l’audit qui décide du référentiel, pas la date anniversaire de la certification, ni la date à laquelle la préparation a commencé. Un audit prévu le 3 novembre 2026 est évalué sur la v10 dans son intégralité, même si l’organisme a entamé son cycle de collecte de preuves sous l’ancienne version à 32 indicateurs des mois plus tôt. Il faut préparer les preuves en partant de la date d’audit, pas de la date de publication du décret : l’écart entre les deux est souvent là où les organismes manquent de temps.

Rater cette fenêtre a un coût réel. C’est la certification Qualiopi qui conditionne le financement OPCO, et une non-conformité relevée pendant un audit demande bien plus de temps à corriger après coup qu’une revérification des preuves en amont n’en aurait demandé.

Pourquoi la douzaine d’indicateurs modifiés est le vrai problème

La plupart des organismes ne verront jamais l’indicateur 33 — il est réservé aux CFA. Mais la douzaine d’indicateurs modifiés touche des catégories de preuves que tout organisme certifié Qualiopi rassemble déjà : fiches de session, qualifications des formateurs, données de satisfaction, gestion des réclamations. Quand la formulation d’un indicateur change, un dossier de preuves construit pour l’ancienne formulation ne correspond plus automatiquement à la nouvelle. Revérifier les preuves indicateur par indicateur, à l’aune du nouveau texte, c’est le vrai travail de préparation d’audit ici — pas l’ajout d’un 33e dossier dont la plupart des organismes n’ont pas besoin.

Un indicateur reformulé ne demande pas toujours plus de preuves — parfois il resserre ce qui compte, parfois il l’élargit, et dans les deux cas la seule façon de le savoir est de relire la nouvelle formulation face à ce qui est déjà au dossier, plutôt que de supposer que les preuves du cycle précédent restent valables.

Ce que fait un suivi de continuité

  • Statut de preuve suivi indicateur par indicateur, sur les 33, pas sur une simple liste partagée
  • Preuves manquantes ou obsolètes signalées automatiquement, avant qu’un auditeur ne le remarque
  • Un compte à rebours d’audit, pour que « combien de semaines avant que ce soit prêt » ait une vraie réponse
  • Connecté aux outils déjà utilisés par l’organisme plutôt qu’à un deuxième tableur que personne ne tient à jour

L’alternative que la plupart des organismes utilisent aujourd’hui, c’est un dossier de captures d’écran et de PDF, un par exigence, mis à jour à la main quand quelqu’un y pense. Ça a l’air de fonctionner jusqu’au jour où un auditeur demande la seule preuve que personne n’a mise à jour après le changement de formulation.

C’est la forme que prend le suivi de continuité Qualiopi que nous construisons : il ne remplace pas le CRM ou l’outil de gestion des sessions de l’organisme, il se place à côté et surveille les 33 lignes qui comptent pour l’audit.

Là où nous l’avons construit pour un vrai organisme Qualiopi

Formalthys, un organisme de formation certifié Qualiopi, fait tourner son CRM et son portail formateurs sur la même base à laquelle nous intégrons le suivi de continuité — 12 flux n8n y automatisent déjà la planification des formateurs et l’envoi d’e-mails transactionnels, si bien que les preuves Qualiopi se trouvent à côté des fiches de session et de formateur au lieu de vivre dans un dossier séparé que quelqu’un doit penser à mettre à jour. L’étude de cas complète est ici : /fr/work/formalthys.


Si votre prochain audit tombe le 1er novembre 2026 ou après et que vous n’avez pas encore vérifié vos preuves face aux indicateurs reformulés, la page formation détaille ce que couvre réellement le suivi de continuité : /fr/formation.

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